Merci, Luc, pour cette gentille présentation, et pour l’invitation à parler devant le Cercle de la finance internationale de Montréal. J’ai eu le plaisir de participer à un dîner ici en novembre dernier et je suis reconnaissant de cette occasion de m’adresser aujourd’hui à des invités distingués à la table d’honneur et dans le public. Permettez‑moi des salutations spéciales aux membres de l’ABC ici présents. Notre Association est présente au Québec depuis longtemps. En effet, l’Association a été fondée à Montréal. Nous avons toujours profité de votre perspective, que nous continuons de solliciter.

J’ai préparé quelques remarques sur le portrait actuel des activités bancaires et de leur orientation future. Et j’ai en fait hâte à la discussion qui suivra.

J’ai entamé mes fonctions à l’ABC en mai dernier. Tout au long de ma carrière dans les services financiers au Canada et aux États-Unis, soit depuis plus de 20 ans, j’ai été témoin de beaucoup de changements. Mais rien qui puisse se comparer au rythme des changements actuels. C’est en fait une excellente période pour être à l’ABC, une période charnière durant laquelle nous nous adaptons et nous traçons la voie à suivre.

J’aborderai aujourd’hui trois principaux thèmes qui catalysent les bouleversements dans les activités bancaires : les attentes de plus en plus grandes des clients, les innovations technologiques et le besoin de moderniser un cadre législatif désuet. Également, j’explorerai la façon dont l’ABC et ses membres réagissent à ces forces, et comment les banques peuvent tracer le chemin de l’avenir au profit de l’ensemble des Canadiens.

Il va sans dire que les attentes grandissantes des clients sont le principal catalyseur du changement. Il suffit que chacun de nous pense à l’évolution de ses attentes au cours des dernières années. Il y a une dizaine d’années, nous étions ravis de pouvoir simplement accéder au site d’Amazon sur notre PC pour acheter des trucs. Ensuite, le bouton Dash a été introduit pour ceux qui achètent leurs détergents et essuie-tout chez Amazon. Il suffisait de cliquer sur le bouton – réel – connexe pour se faire livrer le produit qui manque. Finalement, avec Amazon Echo on n’a même plus à lever le petit doigt : on passe sa commande vocalement auprès d’Alexa et le tour est joué! Il en va de même avec la vitesse de navigation dans les applications et du temps de réponse des services de déplacement.

Les banques au Canada sont essentiellement axées sur les clients et elles ont prouvé qu’elles s’adaptent remarquablement aux désirs de ces derniers. Que désirent les clients? Un accès aux services bancaires 24 heures sur 24, en temps réel, de n’importe où dans le monde, sur une plateforme fiable et sécuritaire. Il est révolu le temps où les services bancaires étaient obtenus exclusivement en succursale, où il fallait se présenter durant un horaire défini pour retirer de l’argent ou faire une demande de prêt. Même les guichets automatiques, apparus il y a 50 ans, semblent par moment un charmant vestige du passé.

Internet a amené les services bancaires dans les maisons et les bureaux. Actuellement, les appareils mobiles prennent le dessus. Toute personne munie d’un téléphone intelligent se déplace avec une banque en poche. Lorsque les milléniaux et leurs cadets pensent aux services bancaires, ils pensent en fait à l’appli sur leur cellulaire. Et ils évitent de plus en plus les billets de banque.

Les banques ont réagi à cette réalité par l’innovation. En effet, des applications bancaires mobiles, régulièrement mises à jour et à niveau, sont vite apparues : système de reconnaissance d'empreintes digitales pour identifier le client, transfert de fonds pour rembourser sa part du souper, clavardage pour se connecter au service à la clientèle et fonction de prise de photo pour déposer un chèque. En fait, cette dernière fonction est bien intéressante : pour une génération qui n’utilise même pas des billets de banque, le chèque est un grand mystère. « Mais qu’est‑ce que c’est qu’un chèque? » semble la question qui résume les recherches effectuées sur le site de l’ABC au sujet du thème le plus populaire, mois après mois, soit le chèque!

Évidemment, ces progrès n’auraient pas été possibles sans la technologie, deuxième principal facteur qui façonne le secteur bancaire. La culture d’innovation fertile au Canada a produit un nombre impressionnant de nouvelles entreprises FinTech, dont beaucoup ici, à Montréal. Ces entreprises augmentent la concurrence et le choix offert aux clients. Nombreuses sont les entreprises FinTech qui opèrent dans l’espace des paiements et donnent aux individus et aux sociétés de nouvelles façons d’acheter des trucs, de payer des fournisseurs et de transférer de l’argent.

Mais au‑delà des paiements, les entreprises FinTech ont fait leur entrée dans le monde des placements, avec les robots‑conseillers exploitant les FNB et les algorithmes de pointe afin d’offrir un remplacement moins dispendieux aux conseillers financiers et aux fonds communs. Des entreprises ont également jailli avec la mission d’aider les clients à établir un budget et à épargner. Les services mobiles et en ligne qui font le suivi des dépenses sont fortement populaires auprès des consommateurs. Les banques au Canada ont conclu des partenariats avec des firmes de robots-conseillers ou ont lancé leurs propres versions de cette solution. Les applications bancaires sont désormais munies d’outils d’établissement de budget, d’avis et de commandes vocales pour Siri ou Alexa.

Le troisième facteur d’influence est le cadre réglementaire. La Loi sur les banques est le plus important texte législatif qui gouverne les banques au Canada. Actuellement, le ministère des Finances est en plein processus d’examen de cette Loi, un examen qui a lieu normalement tous les cinq ans mais, dans le cas présent, sept ans se seraient écoulés depuis le dernier examen réglementaire. En pensant à tous les changements survenus depuis 2012, on peut s’imaginer l’importance d’une mise à jour de la Loi aujourd’hui, surtout que l’examen réglementaire suivant pourrait ne pas avoir lieu avant 2024, voire après.

À l’automne dernier, l’ABC a soumis un mémoire au ministère des Finances en réponse au deuxième document de consultation sur la Loi sur les banques. Dans ses propositions de modernisation de ce texte législatif fondamental, le gouvernement semble avancer dans la bonne direction. Nous sommes prêts à partager nos idées afin de veiller à ce que le cadre mis à jour gagne en vigueur et soit une réussite. Voici les principaux points contenus dans notre mémoire qui illustrent comment nous travaillerons avec Ottawa et avec nos membres afin de définir l’avenir des activités bancaires.

Modifier la façon dont les banques peuvent investir dans les entreprises FinTech se trouve parmi les principales priorités de l’ABC. Le Canada comprend un nombre de nouvelles entreprises qui offrent une technologie de pointe capable de supprimer les sources de mécontentement dans l’expérience client, et qui sont réellement avides de succès. Ce dont ces entreprises ont besoin c’est un accès aux capitaux, une marque reconnue et, surtout, une base de clients. Les banques sont en mesure de répondre à ces trois besoins. Or, la réglementation actuelle les en empêche dans bien des cas. Nous demandons donc des changements à la Loi sur les banques, susceptibles d’assouplir les exigences entourant les types d’entreprises dans lesquelles les banques peuvent investir. Pour le moment, la définition est restreinte. Par exemple, si une entreprise FinTech a des activités, même limitées, autres que dans les services financiers, comme un service de messagerie instantanée, nos membres se retrouvent dans une zone grise. Ou encore un service de livraison de produits alimentaires, là la restriction serait totale.

L’appli de paiements Square en est un exemple. Cette application permet aux commerçants de brancher un petit appareil à un cellulaire ou à une tablette afin de traiter des opérations de paiement par cartes de débit ou de crédit. Mais Square exploite également un service de livraison de nourriture et, par conséquent, une banque ne peut pas y investir.

Dans de nombreux cas, l’approbation du BSIF, notre organisme de réglementation, ou même du ministre des Finances, est nécessaire. L’ABC a examiné 100 des principales entreprises FinTech novatrices dans le monde. Un investissement des banques dans environ 80 de ces entreprises nécessiterait l’autorisation du BSIF ou du Ministre. Des autorisations qui prendraient des mois, soit une éternité dans le monde des technologies financières. Cette contrainte pousse certaines entreprises FinTech à solliciter l’aide financière d’entités non réglementées, comme des sociétés de placements privés, ce qui les prive de la marque reconnue, de la large base de clients et du partenariat qu'elles désiraient. Pire encore, certaines des entreprises FinTech canadiennes pourraient se tourner vers d’autres pays.

Par ailleurs, l’examen de la Loi sur les banques se penche sur les facettes qui serviront mieux les consommateurs en encourageant la saine concurrence et en assurant la protection des clients. L’ABC représente plus de 60 banques. Certains de nos membres de moyenne ou petite taille sont soumis à des règles qui entravent leur capacité de livrer concurrence. Ces banques de petite taille doivent répondre aux mêmes règles de liquidité et d’exigences en matière de fonds propres que les six plus grandes banques, des exigences qui dépassent de loin le niveau de risque systémique qu’elles posent, les enfouissent sous la paperasse et immobilisent leurs capitaux. Le gouvernement a introduit des éléments quelque peu axés sur la taille, en désignant certaines banques comme banques d’importance systémique nationale, qui doivent répondre à des exigences additionnelles. Nous sommes d’avis que d’autres allègements peuvent être introduits afin d’encourager les banques de petite et moyenne taille à poursuivre leur contribution à l’économie canadienne de façon encore plus diversifiée, tout en protégeant la stabilité et l’intégrité du système.

En ce qui a trait au consommateur, nous sommes d’avis qu’une solide surveillance fédérale offre le meilleur cadre pour améliorer l’expérience client. Récemment, des voix se sont élevées demandant que les régimes provinciaux de protection du consommateur s’appliquent aux banques sous réglementation fédérale. Nous voulons éviter la fragmentation de notre système bancaire national par l’ajout d’un collage de règles incohérentes. Imaginez ce qui arrive lorsqu’une banque désire lancer un produit ou un service novateur et se retrouve face à une douzaine de réglementations discordantes et au fardeau de s’y conformer. Augmenter les pouvoirs de l’Agence en matière de consommation financière du Canada, qui est déjà l’organisme de réglementation national en matière de protection du consommateur des produits et services financiers, a été proposé par Ottawa et a l’appui total de l’ABC.

Ce qui nous amène à la section de notre mémoire de la Loi sur les banques qui se situe au croisement de la technologie et du choix des consommateurs, à savoir, le système bancaire ouvert. Vous avez probablement entendu cette expression, mais il y a lieu de clarifier. Dans sa forme la plus simple, le système bancaire ouvert part du principe que le client est le propriétaire des renseignements liés à sa relation avec une banque. Ces renseignements comprennent le numéro et le solde de ses comptes, ainsi que les services qu’il reçoit. Le client peut donc partager ces renseignements avec une tierce partie, généralement une entreprise FinTech qui fournit des services comme le transfert de fonds, des outils d’établissement de budget, des prêts, etc. La théorie veut qu’un service bancaire ouvert favorise le choix, car il facilite le passage d’une banque à une autre ou l’essai de nouveaux services auprès d’autres fournisseurs. Le système bancaire ouvert est déjà en fonction sous une forme ou une autre en Australie et au Japon, et a été adopté ce mois en Europe et au Royaume‑Uni. Nous surveillerons de près l’effet de ce nouveau régime sur les institutions bancaires comparables, de l’autre bord de l’Atlantique.

Le ministère des Finances étudie les mérites d’un système bancaire ouvert au Canada. Nous pensons qu’il est bon d’explorer la question et de voir comment un système ouvert pourra fonctionner ici. Plus particulièrement, il faudra étudier soigneusement les conséquences sur la gestion de la sécurité, de la confidentialité et de la responsabilité, dans un contexte de partage de vos données financières les plus précieuses avec de tierces parties. Actuellement, les banques au Canada consacrent d’immenses ressources pour se conformer aux règlements qui protègent les renseignements personnels des clients, réclament une garde stricte des données et exigent les plus hautes normes de sécurité de l’information.

Dans un monde de système bancaire ouvert, qui va agir comme filet de sécurité si les choses tournent mal? Aujourd’hui, les clients sont protégés par leur banque contre les accès non autorisés. Mais dans un système bancaire ouvert, qui va assumer cette responsabilité? Les entreprises FinTech seront elles dotées d'une gestion de risque adéquate, de technologies antifraude de pointe et d'une liquidité suffisante pour remédier à toute situation auprès des clients?

Oui, l’innovation est une bonne chose. Mais il faudra assurer l’équilibre entre l’élargissement du choix pour les clients et la protection de ces derniers.

Il va sans dire que toute conversation au sujet des activités bancaires comporte son volet cybersécurité. Les menaces que posent les cyberattaques sont la principale préoccupation de tous les chefs de direction de banque. C’est ce que me disent toutes nos banques membres, qu’elles soient petites ou grandes, Canadiennes ou étrangères. Les manchettes quotidiennes de partout dans le monde prouvent que ces préoccupations sont fondées. C’est la raison qui a poussé nos banques à investir massivement dans ce domaine. En 2016, les six plus grandes banques canadiennes ont dépensé plus de 11 milliards de dollars en technologie, dont une grande proportion sur les mesures de sécurité numériques.

Le ministère de la Sécurité publique mène les efforts pour voir quels changements législatifs seraient nécessaires afin que le Canada devienne un chef de file mondial dans le domaine de la cybersécurité. Nous appuyons ces efforts. Les responsabilités d’une banque comprennent la gestion des risques, les risques cybernétiques étant les plus importants. En effet, ces risques ne se limitent pas à des infractions à la sécurité ou à des serveurs paralysés, ils atteignent des composantes de l’infrastructure essentielle. Les banques et le reste de l’économie dépendent des réseaux électriques, des réseaux de transport et des systèmes de communication. L’Internet des objets a tout connecté, ce qui fait que nous devons être prêts à contrer des menaces cyberphysiques. Il est donc essentiel que le Canada se dote d’un cadre législatif et réglementaire de cybersécurité qui tienne compte de tous les fournisseurs d’infrastructure essentielle en vue de protéger les Canadiennes et Canadiens, ainsi que l’économie du pays.

Nous applaudissons aux efforts déployés par le ministère de la Sécurité publique pour coordonner les mesures préventives et les réactions aux incidents entre les institutions financières, les fournisseurs de télécommunication et d’énergie, les agences d’application de la loi et le gouvernement. Mais il faut faire plus!

Comme je l’ai dit au début, il s’agit d’une période idéale pour travailler dans le secteur bancaire, une période de changements déterminants. L’ABC et ses membres se sont vite adaptés aux évolutions de l’environnement. Nous sommes dans l’expectative de nouvelles orientations radicales.

J’aimerais à présent passer à l’une des plus grandes occasions qui s’offrent au Canada, qui est également un élément fondamental de l’économie numérique. Nous envisageons la création d’un système canadien d’identification numérique. Nous vivons déjà dans une économie numérique, et pourtant nous restons accrochés à un modèle analogique pour nous identifier à travers les nombreuses opérations quotidiennes effectuées auprès du gouvernement, des entreprises et de nos pairs. Les banques sont dans une situation idéale pour jouer un rôle clé dans la création d’un système d’identité numérique qui révolutionnera notre façon d’utiliser les données personnelles et d’interagir avec le monde.

Le système actuel est déficient à trois niveaux essentiels. D’abord, il est désuet. Confirmer votre identité passe souvent par des documents physiques comme le permis de conduire et les factures de service. Ces documents peuvent être contrefaits ou volés avant d’être utilisés de façon frauduleuse. Se fier à des pièces d’identité physiques peut également représenter un fardeau pour les personnes qui vivent dans des régions éloignées et sont forcées de traverser de longues distances pour effectuer une opération de base ou accéder à des services essentiels.

Ensuite, ce système est peu pratique. L’identification à deux facteurs utilisée en ligne, où il faut saisir un nom d’utilisateur et un mot de passe, est facilement compromise et représente un fardeau pour les clients. La plupart d’entre nous doivent se souvenir de plus de 30 noms d’utilisateur et mots de passe. Et rien ne me donne plus de sueurs froides que l’avis qui apparaît à l’écran tous les 90 jours me signalant qu’il est temps que je modifie mon mot de passe!

Enfin, c’est un boulet pour la croissance économique. Les méthodes inefficaces d’établissement de l’identité ralentissent le temps d’exécution des opérations, causent de l’incertitude, et exposent à des erreurs coûteuses.

Il existe un meilleur moyen de procéder. Grâce à l’identité numérique, vous n’avez pas à sauvegarder et partager des versions électroniques de votre permis de conduire, passeport ou certificat de naissance. Votre identité est fondée plutôt sur un système uniforme de données interconnectées provenant du gouvernement et du secteur privé, qui prouvent qui vous êtes. Ces données révèlent strictement le nécessaire pour effectuer une opération spécifique. Les citoyens profitent d’une protection additionnelle de leurs renseignements personnels étant donné que c’est eux qui contrôlent qui aura accès à leurs renseignements. Au risque d’introduire une idée qui peut en elle-même faire l’objet d’un discours, l’identité numérique peut être constituée au moyen de la technologie des chaînes de blocs, qui a fait ses preuves en matière de suppression du vol d’identité, de prévention de la falsification des données et l’empêchement des attaques de déni de service.

Si vous avez récemment vérifié votre avis de cotisation ou vos droits de cotisation à un REER sur le site de l’Agence du revenu du Canada, vous avez probablement constaté que les banques travaillent déjà avec les services gouvernementaux à l’authentification des contribuables au moyen de leurs coordonnées de connexion bancaires. Le consommateur en bénéficie, car il peut accéder à ses renseignements fiscaux en ligne de façon pratique et sécuritaire, à travers le site familier et fiable de sa banque. Le gouvernement en profite, car il n’a plus besoin de bâtir des sites sécurisés pour cette étape. En plus, le volume des appels et des demandes dans les centres de contact se trouve réduit. Ce modèle peut facilement s’étendre afin de connecter les Canadiens, en toute sécurité, à d’autres services gouvernementaux.

Finalement, l’identité numérique est totalement en harmonie avec le programme d’innovation du Canada en matière de concurrence dans le monde numérique. L’identité numérique fait appel à la puissance de nos télécommunications dans la transmission des données, met à contribution les ingénieurs qui conçoivent les technologies et permet aux entrepreneurs de créer de nouveaux modèles d’affaires. En plus, elle est à l’avantage de tous les citoyens en leur assurant un accès encore plus sécuritaire aux services essentiels, de n’importe où qu’ils vivent.

C’est le moment pour le Canada de prendre les commandes. Notre talent est l’un des meilleurs au monde et notre position de pays d’accueil attire les esprits les plus brillants de partout dans le monde. Nous avons devant nous une rare occasion d’établir les normes de l’identité numérique pour le monde entier. Ne la manquons pas. Sinon, nous nous retrouverons à appliquer des normes établies par quelqu’un d’autre dans un autre pays. C’est le moment pour nous d’agir!

Le secteur bancaire a toujours été au cœur de la croissance et de la prospérité du Canada. Il sera aussi déterminant pour notre avenir. Et les astres sont bien alignés pour en tirer profit. Les banques investissent dans les labos de haute technologie. Des millions de dollars sont investis dans l’IA à Montréal, qui est en bonne position pour devenir un leader mondial dans le domaine. À Toronto, il y a l’incubateur DMZ de l’université Ryerson et le pôle d’innovation MaRS, et à Waterloo, le centre d’innovation Communitech.

L’innovation est devenue un cri de ralliement national et les clients sont prêts à adopter tout ce qui est nouveau et amélioré. Tout ce qui manque est un cadre législatif moderne, l’imagination pour voir le potentiel et la volonté de le concrétiser.

Merci!