Malgré le déclin de l’utilisation des chèques au Canada, au profit des paiements électroniques et par cartes, les institutions financières au pays traitent environ un milliard de chèques par année.

La fraude par chèque peut se faire de différentes façons. Les criminels peuvent voler les chèques, créer des chèques frauduleux ou modifier le nom ou le montant inscrit sur un chèque. Dans tous les cas, vous pouvez prendre des mesures afin de prévenir de telles fraudes.

Conseils pour protéger vos chèques contre l’usage frauduleux

  • Gardez vos chèques dans un endroit sécuritaire.
  • Passez en revue votre relevé bancaire mensuel ou vérifiez régulièrement vos transactions, grâce aux  services bancaires en ligne ou par téléphone. Si vous remarquez des transactions que vous n’avez pas faites, avisez la banque immédiatement pour qu’elle puisse enquêter.
  • Si vous fermez votre compte, déchiquetez les chèques qui vous restent.
  • Envisagez les paiements électroniques, tels que les transferts électroniques, les dépôts directs, les paiements préautorisés de factures ou les transferts par courriel, puisqu’il s’agit de moyens de paiement plus sécuritaires que les chèques.

Comment vous protéger contre les chèques frauduleux qui vous sont remis

Les chèques comportent un nombre de caractéristiques de sécurité afin de prévenir la fraude. Les banques essaieront de détecter les chèques frauduleux, mais il n’est pas toujours possible de le faire avant la phase de compensation. Voici quelques conseils pour pouvoir détecter vous-même un chèque frauduleux et les moyens d’éviter d’en recevoir :

  • Les détails des caractéristiques de sécurité sont généralement imprimés au verso du chèque. Ces caractéristiques comprennent les filigranes et les motifs complexes qui disparaissent si le chèque est balayé ou copié! Il en est de même normalement pour les mandats émis par les banques canadiennes.
  • Lorsque vous voulez vendre un article et que vous acceptez le chèque comme mode de paiement, assurez-vous de savoir qui est exactement l’acheteur et, si possible, d’attendre que le chèque, le mandat ou l’effet bancaire ait été compensé et que les fonds soient dans votre compte avant de remettre l’article en question à l’acheteur. Vous devez négocier ces conditions avec l’acheteur avant d’effectuer la transaction de vente. Pour les chèques canadiens tirés sur des banques canadiennes, le processus de compensation peut prendre jusqu’à six jours. Pour les paiements internationaux, cette durée peut être plus longue. Si certains aspects de la transaction ne vous paraissent pas corrects ou si vous avez des doutes, peu importe la raison, n’effectuez simplement pas cette transaction. Perdre une vente est de loin moins dramatique que de perdre à la fois l’article que vous venez d’expédier et l’argent que vous n’allez pas recevoir en raison du chèque frauduleux.
  • Si vous avez des doutes au sujet d’un mandat ou d’un effet bancaire, vous pouvez demander à votre banque de communiquer avec la banque émettrice pour en vérifier la légitimité.
  • Pensez adopter plutôt une forme électronique de paiement, tel que le transfert électronique de fonds ou le virement de fonds par courriel, plus particulièrement si vous ne connaissez pas le signataire du chèque. Les paiements électroniques sont plus sécuritaires que les chèques.

Rappelez-vous que vous êtes responsable de tous les chèques déposés dans votre compte. Votre banque vous accorde, certes, un cautionnement à valoir, vous donnant ainsi accès au montant déposé avant qu’elle ne reçoive réellement les fonds, mais elle pourra retirer le cautionnement si le chèque déposé s’avère frauduleux lorsqu’il est traité. Le traitement pourra prendre quelques jours, ou beaucoup plus si le chèque provient d’un compte bancaire étranger. La responsabilité vous incombera alors d’obtenir les fonds auprès de la personne ou de l’organisation qui vous doit de l’argent.

Conseils utiles additionnels

  • Assurez-vous que le chèque que vous libellez ou que vous acceptez d’un tiers est proprement daté et rempli.
  • N’acceptez jamais un chèque qui montre une altération quelconque.
  • N’acceptez jamais un chèque postdaté et n’acceptez jamais de déposer un chèque à une date ultérieure.
  • N’acceptez jamais un chèque libellé au nom d’un tiers qui vous le transfère en guise de paiement.
  • Dans le cadre d’une transaction de vente, n’acceptez jamais un chèque dont le montant est supérieur au montant de la vente. Il s’agit d’une fraude connue.
  • Rappelez-vous que les chèques d’entreprises légitimes peuvent parfois être altérés et utilisés comme moyens de paiement. Avant d’accepter un tel chèque, demandez-vous s’il est normal qu’un chèque soit tiré sur le compte d’affaire d’une grande société.
  • N’acceptez pas de chèques au porteur (qui n’affichent pas les coordonnées, déjà imprimées, du payeur : nom, adresse et numéro de compte).

Consultez plus de renseignements au sujet des chèques.